image-a-la-une-presse

Communiqué de presse sur l’avis de l’Autorité environnementale

Quitte à doucher l’emballement des opposants au projet autoroutier, l’avis consultatif rendu le 5 octobre par l’Autorité environnementale n’est en rien de nature à remettre en cause l’autoroute entre Toulouse et Castres-Mazamet.
L’Autorité environnementale fait des propositions dont certaines seront utiles à l’insertion environnementale du projet. Elle reconnait implicitement la nécessité d’améliorer les communications routières entre le bassin d’emploi de Castres- Mazamet et la métropole toulousaine.
Par contre, il est surprenant et regrettable que l’Autorité environnementale déborde de son domaine de compétence en abordant l’opportunité économique et sociale du projet, surtout lorsqu’elle le fait en reprenant mot pour mot les arguments des associations de riverains et communes de la première couronne toulousaine opposées à leur traversée !
En ne prenant pas en compte les évolutions technologiques déjà acquises dans la motorisation des véhicules, l’Autorité environnementale fait des prévisions inexactes sur la pollution générée par la circulation future. Elle s’aventure dans des considérations étonnantes en laissant entendre que l’autoroute aggraverait la pollution au cœur même de Toulouse, ce qui laisse pour le moins perplexe au vu de l’importance du trafic dans l’agglomération toulousaine, dont les véhicules venus de Castres-Mazamet ne constitue qu’une part infime.
Nous rappelons que le grand débat public qui a mobilisé des milliers de citoyens, acteurs économiques et politiques et de nombreuses institutions dont le Conseil économique social et environnemental de Midi Pyrénées, a conclu à :
– l’opportunité de réaliser cette autoroute par concession autoroutière pour répondre à la déconcentration de la métropole toulousaine par le développement du sud du Tarn
– à la nécessité de la mettre en service dans les meilleurs délais

L’association VIA81 appelle les services de l’Etat et la Société ASF maitres d’ouvrages, à prendre en considération les avis de la Haute autorité environnementale, tout en respectant les délais arrêtés en comité de suivi et de pilotage.
Nous restons plus que jamais vigilants et mobilisés pour que le lancement de l’enquête publique ait bien lieu, comme annoncé, en décembre 2016.