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Autoroute Michel Bossi à Carole Delga « Rien, ni personne ne doit agir contre le projet de liaison autoroutière Castres-Toulouse »

Michel Bossi, président de la CCI du Tarn, vient d’adresser un courrier à Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, dans lequel il dénonce l’annonce de l’engagement financier de la Région pour la réalisation d’une étude alternative sur la liaison autoroutière Castres-Toulouse. 

« A été portée à ma connaissance par Madame Claire Fita la décision de votre collectivité de répondre favorablement à la réalisation et au cofinancement d’une étude alternative sur la liaison Castres-Toulouse.

Représentant le monde économique, je m’insurge face à une telle décision qui ne repose sur aucun autre fondement que politique.

Vous savez l’importance que revêt cette infrastructure pour le département du Tarn. Vous savez les efforts que l’Etat a engagés pour élaborer un planning permettant – enfin – le lancement de l’enquête publique, étape essentielle dans le projet attendu depuis de nombreuses années.

Produire des éléments susceptibles d’être utilisés pour retarder la réalisation de la liaison est une décision grave, lourde de conséquence.

En ma qualité de représentant des entreprises, je vous demande instamment de surseoir à l’exécution de votre décision, à considérer à leur juste valeur l’intérêt général, l’intérêt du développement économique et social du territoire sud tarnais auquel vous vous dîtes attachée.

Vous conviendrez que les attentes légitimes des entreprises et de la très large majorité de la population – qui s’est récemment exprimée au travers d’un sondage dont le résultat est sans appel – doivent être privilégiées aux arrangements d’équilibre politique.

Le ton utilisé dans la présente est justifié par l’enjeu.

Rien, ni personne ne doit agir contre le projet de liaison autoroutière Castres-Toulouse aujourd’hui engagé et qui doit aller à son terme à échéance la plus brève.

Toute action, toute manœuvre qui n’irait pas dans ce sens doit être dénoncée, déjouée et combattue.

C’est ce que je fais solennellement. Ne participez pas, Madame la Présidente, à ce jeu dangereux, dans un contexte que vous savez sensible.

Je reste à votre disposition pour échanger sur le sujet.

Je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de ma respectueuse considération. »