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Article la semaine de Castres

A quelques heures de la clôture de l’enquête publique (23 janvier) sur le projet autoroutier Castres-Mazamet-Toulouse, Jean-Louis Chauzy, Président du Conseil économique social et environnemental régional (CESER) d’Occitanie, est venu vendredi dernier à Castres réaffirmer « son soutien total à l’autoroute Castres-Toulouse ». Une position rappelée à plusieurs chefs d’entreprises et acteurs de la vie économique du Sud du Tarn.

« Le temps des débats est terminé, aujourd’hui, il faut faire ! » a lancé d’entrée Jean-Louis Chauzy qui milite comme la plupart des acteurs politiques et économiques du sud du Tarn pour l’autoroute et qui a toujours défendu la priorité qui doit être accordée au désenclavement du cinquième bassin industriel d’Occitanie. « La seule solution, c’est la concession » a-t-il martelé « à l’heure où le pays vit à crédit et où l’argent public est rare».

« Il y a des 2X2 voies partout. A Rodez, à Auch, alors au nom de quel principe républicain, nous devrions dire aux habitants de Castres qu’ils seraient abandonnés ?», s’insurge le président du CESER rappelant que le territoire a perdu 2 900 emplois industriels en 10 ans alors que d’autres se développent grâce à l’effet de l’autoroute. Et de citer la ville de Pamiers « qui a gagné 2 000 emplois grâce à l’autoroute ».

« Pourquoi Castres-Mazamet resterait à l’écart ? Nous demandons le respect de la parole publique et le respect des engagements pris. L’appel d’offre doit être lancé dès la fin de l’enquête publique. Il n’y a plus de plan B, le plan B, c’est ne rien faire ! » ajoute Jean-Louis Chauzy.

Pour le président du CESER, cette autoroute permettrait de remettre Castres «au cœur de la nouvelle région» puisqu’elle deviendrait un axe majeur entre Toulouse et Montpellier. « Pour aller de Toulouse à Montpellier, on ne passerait plus par Carcassonne mais pas Castres » rappelle-t-il.

« Le virage doit vite devenir réalité. On ne doit pas se tromper. Pour le Tarn, pour notre bassin d’emploi, c’est un outil indispensable pour l’évolution de notre territoire » précise Michel Maurel président du comité de soutien de l’autoroute « Ce n’est ni un plaisir, ni un gadget des élus. C’est un outil indispensable au développement économique ». « Cette autoroute permettra de favoriser la compétitivité des entreprises. Il y a urgence, si on veut maintenir les emplois sur notre territoire » a conclu Michel Dhomps au nom de la CCI.