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Article la depeche du 04/10/17 Autoroute : l’union sacrée n’a jamais été aussi forte pour pousser le projet

Autoroute : l’union sacrée n’a jamais été aussi forte pour pousser le projet

Autoroute Castres-Toulouse

 

L’association Via 81, qui réunit des chefs d’entreprise sud-tarnais, a organisé une réunion avec les co-financeurs du projet d’autoroute Toulouse-Castres. Tout semble boucler. Reste plus qu’à attendre un signe du gouvernement.

Rassurés mais vigilants et mobilisés plus que jamais. C’est l’état d’esprit des adhérents de l’association Via 81 réunissant des acteurs économiques sud-tarnais militants pour l’autoroute Castres-Toulouse. «On nous a suffisamment promenés et on ne tolérera plus aucun dérapage ou retard», lâche Guy Bousquet, le président qui, lundi soir, a organisé à la chambre de Commerce et d’Industrie de Castres une réunion de rentrée en invitant les financeurs de ce projet. «Car le conseil d’Etat veut être certain que le financement est bouclé avant de se prononcer sur la déclaration d’utilité publique», explique Guy Bosuquet qui pouvait être rassuré sur le sujet après ce tour de table en présence du sous-préfet, Jean-Yves Chiaro, du président du conseil départemental Christophe Ramond et du conseiller régional et maire d’Aiguefonde Vincent Garel. «Je suis venu rappeler l’enjeu pour le Tarn de bénéficier de cette infrastructure routière, a indiqué en préambule le nouveau patron du Département qui a succédé à Thierry Carcenac il y a 15 jours. Le conseil départemental devrait adopter début novembre une autorisation de programme de 31 millions d’€ pour bien inscrire la participation financière du Département dans un cadre budgétaire. Cela confirme notre engagement fort pour que ce projet voie le jour le plus rapidement possible.»

Même son de cloche à la Région. «La présidente Carole Delga a toujours soutenu ce projet. Et cela se concrétise par une enveloppe de 59,5 millions d’€, a indiqué Vincent Garel. La commission des transports a donné un avis favorable jeudi dernier. Le vote en assemblée plénière aura lieu dans quelques semaines pour sécuriser le plan de financement». Le montage financier, correspondant à la subvention d’équilibre qui sera proposée au futur concessionnaire qui remportera l’appel d’offres pour réaliser l’autoroute, comprend aussi une vingtaine de millions d’€ de la communauté d’agglomération de Castres-Mazamet, 3,5 millions d’€ du département de la Haute-Garonne et 115 millions d’€ de l’Etat. L’État représenté par le sous-préfet qui a indiqué aux chefs d’entreprise que «les services ont continué de travailler sur le dossier».

Et notamment la Dréal (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) qui a «effectué un travail important pour répondre aux réserves émises en mars dans le rapport de l’enquête publique» au sujet de l’implantation d’un échangeur supplémentaire à Morens-Scopont, sur les conditions de dessertes à Soual et Puylaurens et sur l’échangeur de Verfeil. Les études techniques sont en cours et des réunions publiques ont été organisées. «L’administration ne s’est pas croisée les bras et s’est mise en état de répondre le plus rapidement notamment sur le volet agricole et l’aménagement foncier pour donner un dossier le plus complet possible au conseil d’Etat qui ne rendra un avis que s’il n’est pas susceptible d’être attaqué», explique Jean-Yves Chiaro qui évoque les délais incompressibles des deux dates en ligne de mire : le 23 janvier, où le préfet de Région doit prendre une déclaration d’utilité publique sur la portion Gragnague-Verfeil et le 23 juillet, où c’est le conseil d’État qui devra prendre la DUP pour le projet complet. Des discours des uns et des autres qui font dire à Guy Bousquet que «tout le monde n’a jamais été aussi soudé et uni pour voir aboutir ce projet».

Même le référent du mouvement En Marche pour le Tarn, Clément Baller, était présent à cette réunion pour montrer son soutien. «Mais on attend maintenant un signe fort du gouvernement qui ne s’est pas encore prononcé», indique Guy Bousquet inquiet des récentes déclarations de la ministre des Transports sur l’abandon de certains projets.

Tout le monde est donc suspendu au retour des trois parlementaires tarnais membres de la majorité, et tous mobilisés pour l’autoroute, qui doivent justement rencontrer la ministre prochainement. «On fera une réunion avec eux dès qu’ils auront vu la ministre», précise Guy Bousquet plus qu’impatient.