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Article dépeche du 24/01/17 Autoroute : une énorme participation à l’enquête publique

L’enquête publique sur le projet d’autoroute Castres-Toulouse s’est achevée hier soir. En sept semaines, les commissaires enquêteurs ont reçu près de 500 personnes et sur Internet, on dénombre plus de 6700 contributions déposées.
Les chiffres de la participation à l’enquête publique sur le projet d’autoroute à péage entre Castres et Toulouse sont vraiment impressionnants. Ouverte le 5 décembre dernier, cette consultation sur le projet s’est clôturée hier soir à 17 heures pour ce qui concerne les permanences tenues par les commissaires enquêteurs. Mais ce n’est qu’à minuit hier soir que le site Internet sur lequel on pouvait aussi déposer des contributions s’est refermé.
Président de la commission d’enquête, Jacques Lefèbvre indiquait hier soir après avoir reçu son ultime visiteur : «Toutes les permanences se sont tenues comme prévu et dans un bon climat. Nous avons reçu à chacune d’entre elles entre 15 et 20 personnes. Mais le reste des chiffres définitifs ne peut être communiqué pour l’instant car nous n’avons pas fini de comptabiliser.»
Au bas mot, ce sont donc 500 personnes qui se sont déplacées pour s’entretenir avec les enquêteurs au fil des 29 permanences programmées : «Je dirai que tout le monde s’est comporté intelligemment avec un sens de la démocratie. On a connu dans d’autres enquêtes des manifestations ou des situations très tendues. Ce n’était pas le cas ici.»
Ce qui compte en effet pour les commissaires, c’est d’abord la qualité des contributions des citoyens et leurs argumentaires.
À ces entretiens, il faut aussi ajouter les très nombreuses observations écrites qui ont été déposées et dont on ne connaît pas encore le nombre.
Mais c’est surtout sur Internet que les chiffres ont explosé.
Ni référendum ni forum
Depuis le 4 décembre en effet, c’est au moins 6700 contributions ou «posts» qui ont été adressés à la commission sur le site web de l’enquête publique. Une masse incroyable d’avis qui vont du simple «pour» ou «contre» jusqu’à des développements très étayés. «Il y a un gros travail de tri à effectuer, ajoute Didier Guichard, l’adjoint du président. Car l’enquête publique n’est ni un référendum, ni un forum.»
Les cinq membres de la commission ont déjà amplement commencé leur travail de synthèse afin de s’assurer de tenir les délais imposés par les services de l’État. «Nous ferons en sorte de tenir le calendrier. A quelques jours près bien sûr mais début mars, notre rapport complet et l’avis motivé de la commission seront communiqués et rendus publics.» concluait hier soir Jacques Lefèbvre.
L’avis devrait être rendu début mars
Plusieurs étapes devront être respectées dans les prochaines semaines jusqu’à la publication du rapport et l’avis motivé de la commission d’enquête. Dans une dizaine de jours environ, la commission va remettre son procès-verbal de synthèse au porteur de projet c’est-à-dire la Dreal (direction régionale de l’aménagement). Cette administration disposera alors d’un délai de deux semaines environ pour répondre aux questions qui seront soulevées et mises en exergue par la commission d’enquête. La Dreal peut aussi s’abstenir de répondre mais c’est rarement le cas en pareille situation.
Il ne restera alors que quelques jours à la commission d’enquête pour finir de rédiger son rapport complet et son avis motivé sur le projet d’autoroute Castres-Toulouse.
Les délais annoncés ici sont très légèrement modulables, sous la surveillance du Préfet du Tarn. On peut raisonnablement penser que début mars, le tout sera achevé.
La commission remet donc son travail (rapport et avis) au Préfet du Tarn, au Tribunal administratif mais il est aussi rendu public auprès des mairies concernées. Il sera aussi publié sur Internet, sur le site de l’État dédié au projet et disponible pendant un an.
Repères
Le chiffre : 6 700
messages> sur le site Internet. Un chiffre énorme de contribution des internautes qui vont du simple «pour» ou «contre» l’autoroute jusqu’à des contributions très étayées.
Jean-Marc Guilbert