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Article depeche 14/01/17 Chauzy : «L’autoroute mettra Castres au cœur de la nouvelle région»

Jean-Louis Chauzy, le président du conseil économique social et environnemental régional d’Occitanie, est venu hier réaffirmer son soutien à l’autoroute Castres-Toulouse.

Alors que l’enquête publique sur le projet d’autoroute entre Castres et Toulouse se termine dans une grosse semaine, le 23 janvier, la mobilisation ne faiblit pas chez les partisans de la «réalisation urgente de cette infrastructure déterminante pour le développement économique du sud du Tarn et l’équilibre du territoire». Si en 2010 déjà, Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique et social régional (CESER) de Midi-Pyrénées affirmait que «la mise en concession apparaît comme la seule solution pour ne pas attendre encore 15 ou 20 ans», c’est en tant que président du CESER Occitanie, depuis la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon, qu’il est venu hier à Castres enfoncer le clou. «Depuis 40 ans, nous sommes parvenus à sortir la Région de son isolement pour aller vers son ouverture en misant sur le désenclavement des villes moyennes, a rappelé d’emblée Jean-Louis Chauzy évoquant l’intérêt des concessions à l’heure où «le pays vit à crédit et où l’argent public est rare». Des concessions autoroutières qui permettent de relier Tarbes, l’Ariège ou encore le Lot à la métropole toulousaine. «Il y a des 2X2 voies partout. À Rodez, à Auch. Alors au nom de quel principe républicain, nous devrions dire aux habitants de Castres, 5e bassin industriel d’Occitanie, qu’ils seraient abandonnés ?», s’insurge le président du CESER rappelant que le bassin a perdu 2 900 emplois industriels en 10 ans alors que d’autres se développent «grâce à l’effet autoroute, comme Pamiers qui a gagné 2 000 emplois». «Certaines entreprises castraises ne voyant rien venir ont déménagé vers la métropole toulousaine», argumente-t-il rappelant le «lien entre infrastructures modernes et sécurisées et développement démographique et économique».

«On n’a plus la patience d’attendre encore 20 ans»

«Pourquoi Castres-Mazamet resterait à l’écart ?», martèle Jean-Louis Chauzy alors que «Toulouse et Montpellier, qui aspirent 50 % de la population et de l’emploi» n’arrivent plus à absorber les 52 000 habitants nouveaux par an. Pour le président du CESER, cette autoroute permettrait de remettre Castres, «qui frise la marginalisation», «au cœur de la nouvelle région» puisqu’elle deviendrait un axe entre Toulouse et Montpellier. «C’est un outil indispensable pour le bassin, mais aussi pour le Tarn et pour la nouvelle région. Ce n’est un gadget de patrons ou d’élus», confirme Michel Maurel, président du comité de soutien de l’autoroute. «Et ce n’est pas que pour les chefs d’entreprise, c’est aussi pour les salariés», ajoute Michel Berthoumieu de l’association Via 81 qui rappelle que la plupart des syndicats se sont prononcés en faveur de l’autoroute. «C’est une urgence pour l’emploi», complète Michel Dhomps de la CCI du Tarn.

«Si on attend l’argent public, il faudra attendre 20 ou 25 ans, et on n’a plus la patience. Cela serait insupportable d’affaiblir encore le potentiel de ce bassin d’emploi», continue Jean-Louis Chauzy pour répondre aux anti-autoroute qui militent pour un aménagement sur place de la RN 126 par des fonds publics. Le plan B, c’est ne rien faire». Alors Jean-Louis Chauzy estime maintenant qu’il faut aller vite pour rattraper le retard lié «aux grands élus qui n’ont pas été capables de se mettre d’accord» et prendre les décisions en temps et en heure. «Le temps du débat est terminé, aujourd’hui il faut faire» ajoute-t-il interpellant l’État «garant des décisions publiques». «Le chef de l’État s’est engagé, les collectivités ont délibéré alors nous demandons aujourd’hui le respect de la parole publique et nous exigeons que la procédure soit terminée en 2017 pour être capable de lancer les appels d’offres après la déclaration d‘utilité publique», indique Jean-Louis Chauzy qui devait en toucher deux mots au premier ministre qu’il devait rencontrer l’après-midi à Toulouse.

Br. M.