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Article dépeche 12/01/17 Des sportifs de haut niveau s’engagent pour l’autoroute

Lundi 23 janvier s’achèvera la longue période qui a été consacrée depuis début décembre à l’enquête publique sur le projet d’autoroute entre Castres et Toulouse. Puis la commission d’enquête aura un peu de temps avant de présenter la synthèse des avis et contributions qui ont été émis dans les mairies où se tiennent les permanences mais aussi sur Internet. Ensuite, cette même commission devra rendre son avis et ses recommandations.

La Dépêche du Midi propose aujourd’hui un zoom sur les avis de quelques sportifs de haut niveau qui ont accepté de s’engager en faveur du projet d’autoroute Castres-Toulouse. Il s’agit de personnalités reconnues en leur domaine, très «people» pour certains ou au contraire plutôt discrets pour d’autres mais tous ont un lien avec le sud du Tarn. Et ils l’expriment.

Maryline Salvetat, cycliste et médecin

Ancienne cycliste de haut niveau et aujourd’hui médecin du sport, la Castraise Maryline Salvetat, 42 ans, est désormais médecin auprès de l’équipe de France de cyclisme. Outre ses résultats en cyclo-cross, elle fut également membre de l’équipe de France sur route.

Elle vit près de Castres et effectue donc beaucoup de déplacements : «Depuis que je suis toute petite j’entends parler de cette autoroute vers Toulouse et j’espère qu’enfin elle sera faite avant que je prenne ma retraite… Dans ma vie professionnelle, je vais très souvent à Toulouse dans le cadre de la formation par exemple. Mais j’y vais aussi pour prendre l’avion puisque je suis souvent en déplacement à Paris et ailleurs. Je pense être comme beaucoup de gens de Castres. Je souhaite que cette route soit aménagée en voie express le plus rapidement possible et s’il faut payer pour l’emprunter, eh bien je suis d’accord. La liaison ferroviaire n’est pas du tout adaptée et nous sommes souvent pressés. C’est pourquoi je suis favorable à ce projet.»

Bernard Laporte, président de la FFR

Bernard Laporte, personnalité du rugby français, ancien joueur, entraîneur et très attaché à Gaillac est aujourd’hui devenu président de la Fédération Française de rugby. A propos de l’autoroute il témoigne : «Castres a besoin d’un axe routier rapide et sûr de désenclavement vers la métropole régionale. Castres a un bassin industriel important, des chefs d’entreprise et des employés qui font le trajet. Une bonne desserte est cruciale aujourd’hui dans l’économie. L’axe actuel est trop lent, l’autoroute est la meilleure solution. Elle existe vers Albi, pourquoi pas vers Castres? Comme président de la FFR, je pense aussi à toutes les équipes qui empruntent cet axe : elles gagneraient du temps et économiseraient de la fatigue. Alors je suis pour l’autoroute.»

Jean-Philippe Belloc, pilote

Pilote automobile français originaire de Montauban, Jean-Philippe Belloc a remporté de nombreuses compétitions automobiles. Il connaît bien le Tarn et les questions de sécurité routière : «Je ne suis pas concerné directement au quotidien par ce tracé et je n’y ai donc aucun intérêt personnel. Ce que je veux dire, c’est que l’autoroute est un moyen de communication beaucoup plus sûr que les autres voies de communication. On sait qu’il y a cinq fois moins d’accidents sur les autoroutes et c’est autant de morts de moins. Ce sont les chiffres de la sécurité routière qui le disent. On roule sur un espace dédié sans croisement etc. À mon sens, c’est la bonne solution d’autant que l’on voit bien que l’agglomération toulousaine ne cesse de grossir et cela se fait au détriment des départements périphériques.»

Vincent Moscato, comédien

Ancien joueur international, il a débuté sa carrière de rugbyman à Gaillac et fut champion de France avec Bordeaux et le Stade Français. Aujourd’hui animateur, comédien et humoriste, Vincent Moscato a gardé de nombreux liens avec le Tarn : «L’autoroute me semble une nécessité pour Castres. La ville est isolée, vers n’importe quel point que l’on aille : Mazamet et Montpellier, Albi ou Toulouse. Il faut que Castres soit mieux reliée avec les deux métropoles de la région, puisque maintenant il y a deux «capitales» régionales. Si l’on veut y attirer des entreprises, une liaison rapide, donc l’autoroute, est une des premières contraintes à assumer.»

Nicolas Dieuze, TFC

Ancien footballeur professionnel originaire d’Albi, Nicolas Dieuze a évolué dans des grands clubs tels que le TFC, le Havre, Grenoble ou Luzenac. Aujourd’hui, il est conseiller sportif auprès de joueurs de foot. «Je peux aisément faire la comparaison entre Albi et Castres puisque je viens souvent dans ces deux villes. J’ai de la famille à Albi et le compagnon de ma mère est à Castres. On a vu depuis 25 ans ce qu’a apporté l’autoroute à Albi, cela a changé le quotidien des gens et on a suffisamment de recul maintenant pour en mesurer les effets positifs sur le développement albigeois. Venir à Castres, c’est compliqué. Il y a eu quelques améliorations routières à Soual ou Puylaurens mais on ne peut pas continuer ainsi en faisant des bouts de rocade entrecoupées de ronds points. A faire une liaison express, il faut la faire bien et de bout en bout. Il n’y a pas de raison que l’on traite différemment Albi et Castres.»

Rodrigo Capo Ortega, capitaine

Depuis bientôt 15 ans qu’il vit à Castres, Rodrigo Capo Ortega capitaine du Castres Olympique connaît bien la ville et ses problèmes. Le deuxième ligne bleu et blanc âgé de 36 ans et originaire d’Uruguay est implanté ici à Castres depuis 2002 et pour lui, une liaison autoroutière entre Castres et Toulouse est indispensable : «Je pense que pour se développer économiquement, pour l’emploi et pour dynamiser le marché de l’immobilier, Castres a besoin de l’autoroute. Sur le plan sportif, il est évident que les déplacements seraient plus faciles pour nous. Ce serait aussi plus simple pour nos adversaires et pour bon nombre de gens qui viennent voir les matchs à Castres. Disons que tout ce qui favorise l’accès de la ville est bon pour son développement, il faut être ouvert vers les autres».

J.-M.G.