IMAGE A LA UNE-AUTOROUTE-ELUS

article depeche 11/01/17 L’autoroute fait quasi l’unanimité chez les élus de l’agglomération

Le conseil d’agglomération Castres-Mazamet était invité lundi soir à donner son avis dans le cadre de l’enquête publique sur le projet de liaison autoroutière entre Castres et Toulouse. Un débat s’est tenu et le conseil a frôlé l’unanimité en faveur du projet puisqu’il n’a manqué que la voix de l’élue d’opposition castraise Géraldine Rouquette (PCF) qui s’est surtout exprimée contre le principe de l’autoroute à péage : «Je suis favorable bien sûr au principe d’égalité entre les territoires de la République. Mais il n’est pas acceptable pour moi de faire payer 15 € aux usagers qui,par exemple, iraient travailler tous les jours à Toulouse et ceci au bénéfice des multinationales que l’on connaît. Et pour ma part, il ne trouve pas si incohérent le projet alternatif présenté par les opposants.» Mais d’autres voix aussi se sont fait entendre et en faveur du projet autoroutier. Martine Gilmer par exemple (PS) a argumenté une fois encore «la nécessité d’une route, atout du territoire pour la création d’entreprises. (…) Je m’interroge sur la crédibilité d’un aménagement sur place comme la création d’un souterrain au rond-point de Saïx où le pont aérien de Mélou. Cette étude présente des éléments non exacts comme par exemple ceux d’un taux d’accidentologie qui serait à la baisse. C’est faux.» Pierre Fabre (Castres) a lui aussi témoigné de la difficulté actuelle de rejoindre Toulouse et Didier Houlès (DVG) : «On ne peut pas comparer l’autoroute d’Albi et notre projet. L’A68, c’était il y a 25 ans et aujourd’hui, le contexte est différent. Bien sûr que nous serions tous d’accord avec un projet gratuit pour l’usager. Mais nous savons que ce n’est pas possible. Quant à l’aménagement sur place, c’est un assemblage de solutions techniques qui ne sont pas cohérentes entre elles.» Pascal Bugis enfoncera le clou avant le vote : «Après tous ces débats publics, après les concertations de tous ordres …etc qu’on ne vienne pas nous dire qu’il y a d’autres solutions. Ce serait nier tout le travail démocratique qui a été fait durant toutes ces années. Nous continuons d’avancer. La solution de l’autoroute est vitale, opportune et réaliste.»

J.-M.G.